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 Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"

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MessageSujet: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mar 17 Juil - 23:41


Ezio

« cause Hean sends and Heaven takes »

Ft. Jared Leto





espiègle vaniteux observateur indiscipliné inventif rancunier blagueur



Informations générales

Ω PRÉNOM(S) : Ezio , Ω NOM(S) : _ , Ω AGE : 593 ans , Ω LIEU DE NAISSANCE : Civitas Vaticana , Ω COTE COEUR : célibataire , Ω ORIENTATION SEXUELLE : bisexuel , Ω PARTICULARITÉS : il a été créé par le Vatican en 1421 et a été réveillé seulement trois fois depuis cette date. Il n’avait pas souhaité se rendormir lors de son avant dernier réveille mais y avait été contraint par son Gardien de l’époque. Dès qu’il a rouvert les yeux, à la veille de l’Apocalypse, il a montré une certaine indiscipline et a disparu dans la nature à la seconde où le cadavre de son Gardien a touché terre, abandonnant pairs à leur sort... , Ω SIGNES PARTICULIERS : de nombreux tatouages sur le corps ; il change fréquemment de style vestimentaire , Ω TICS & MANIES : il se balade avec une canne qu’il agite en tous sens et dont il ne semble avoir aucune utilité , Ω NATURE : gargouille , Ω CAMP REJOINT : St. Clair , Ω PARTI PRIS : bien


Caractère

Ezio a toujours été un peu trop curieux pour son propre bien, chacun de ses Gardiens s’est chargé de le lui signaler, ce qui ne l’a pas empêché de poser d’avantage de questions encore. C’est cette soif de connaissance qui l’a poussé il y a bien longtemps à vouloir demeurer parmi les mortels plutôt que de se rendormir. Pour lui, le sommeil est un ennemi qu’il s’échine à combattre. Dormir, c’est perdre du temps et à présent qu’il est mortel et vieillissant, Ezio ne veut plus gaspiller une seule seconde. Toute expérience est alors bonne à prendre : la consommation de substances illicites, recevoir une balle ou un coup de couteau, manger des vers ou uriner du haut d’une falaise. Tout est pour lui source d’extase. Même la violence et la cruauté sont à étudier de près. Pourtant la gargouille a choisi son camp : celui du Bien. Même s’il a renié l’Eglise et rejeté quelques uns de ses préceptes, il ne peut tourner le dos à son Dieu. Il le sait capricieux, exigent et même parfois injuste mais lui fait cependant confiance et est persuadé que la balance penchera bientôt du côté du Bien. L’éternel optmiste qu’il est ne peut pas imaginer l’avenir autrement que coloré et porteur d’espoir. Mais sa foi n’est pas inébranlable et il lui arrive aussi d’éprouver de la rancœur à l’encontre de son Créateur et de ses brebis pècheresses… Lorsque le moment viendra de faire face à ses ennemis, cette fois il ne fuira pas, ni ne tendra l’autre joue. Œil pour œil, dent pour dent, la vengeance est un plat qui se mange froid, borgne ou pas.
Apocalypse now

L’existence d’Ezio a été morcellée dès sa naissance au sein du Vatican et il a toujours dû s’adapter et se renouveler. Chacun de ses réveilles ayant eu lieu dans des époques différentes, il a été contraint de tout réapprendre : les dialectes (parfois même des langues entières), les coutumes locales, de se renseigner sur la situation politique et militaire, etc. Il est un genre de caméléon, capable de se fondre dans les masses dans le but unique de mener sa mission à bien. L’Apocalypse et ses conséquences, il s’en accommode comme il l’a toujours fait. Après tout, ce n’est qu’une guerre de plus, comme toutes celles dont il a entendu parlé ou vécues lui-même. L’Histoire se répète sans cesse et chaque fois, les gentils ont gagnés, non ?
Il trouve un peu contrariant de se passer de certaines sources de conforts mais la vie à la dure, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas et Ezio a vite repris ses marques et appris à priver de télévision... C’est certainement cette capacité à toujours rebondir et positiver qui ont rendu son acclimatation à cette nouvelle vie plus simple qu’aux humains et c’est tout naturellement qu’il a décidé de leur venir en aide en se basant à St Clair. Privé de Gardien et coupé du Vatican, il ne reçoit plus aucune directive et, si cette situation est parfois un peu pesantes et les responsabilités un peu lourdes pour ses épaules frêles, il s’y est fait. La mission qu’il s’est lui-même imposée est simple : sauver le plus d’humains possible en attendant le Sauveur.
Car Il viendra, la gargouille en est persuadée et garde la foi.


Once upon a time




Le soleil déversait ses rayons d'or sur la belle Naples et les maisons de torchis blanches semblaient éclairer les rues étroites de la ville d'une aura parfumée. Le bruit du sabot des chevaux sur les pavements rudimentaires de la route semblaient comme une musique aux oreilles du cortège qui progressait en direction de la Cathédrale de Di Marco Caporaso. Celle-ci se dessinait déjà dans le ciel bleu et sans nuage, pâle et imposant édifice qui surplombait tout le quartier du port. Une légère brise emportait avec elle les milles odeurs de la ville et les aigrettes blanches et plucheuses des pissenlits qui poussaient dans le jardin qui entourait le grand bâtiment. Ezio observait la mer Méditerranée que l'on pouvait voir apparaître entre les toits des maisons à sa gauche. Il ne voulait pas s'attarder à regarder les gens, à observer les visages et le décor. Son cœur était trop lourd.
Depuis près d'un an maintenant, il s'était éveillé pour la première fois depuis sa création. Il avait ouvert les yeux dans les entrailles du Vatican lui-même en 1421 et près de vingt-cinq années s’était écoulées depuis ce jour. Pourtant on ne pouvait pas lui en donner plus de dix-sept. Il avait passé les quinze premières années de son existence enfermé au sein de la belle cité sans voir le monde. Il avait pourtant appris à le connaître, appris l'histoire des siens et des hommes, appris les langues, il avait appris son Dieu. Et lorsqu’il avait eu fini d'apprendre, ils l'avaient endormi.
Durant plusieurs mois, le jeune gargouille s'était consacré à ses études, mettant ses données à jour avec son Gardien attitré, Francesco, un vieux sage qui trouvait toujours à redire à ce qu’il faisait. Et enfin, après sept longs mois, il avait été jugée prêt et envoyé sur le terrain. Comme il était coutume avec les jeunes gargouilles, il n'avait pas travaillé seul : deux de ses semblables avaient participé à la mission.
Le premier était Duardo. Grand, fort et mystérieux, avec de longs cheveux noirs, il avait atteint l'année précédente son premier siècle. Son Gardien était Alfio, un petit moine replet et bavard.
Quant à la seconde gargouille, il s'agissait d’Elena. Ezio détourna son regard de l'étendue d'eau azurée pour le poser sur sa voisine, assise à ses côtés dans la calèche décapotée. Ezio ne se lassait jamais de l'observer, songeant qu'un jour peut-être, lui aussi aurait ce regard. Elena était sans doute le plus bel être qui lui avait été donné de voir de toute sa courte existence… Elle était grande, mince, un sourire doux et des cheveux d'ange blonds. Pourtant, ce qui frappait le plus chez elle, c'était son regard. D'une indescriptible profondeur, comme si ces deux yeux d'un bleu de nuit avaient observé tous les âges de cette terre. Il émanait d'elle une sorte de force et une tranquillité contagieuses. Tous ses gestes semblaient calculés, ses paroles étudiées. Elle avait le port d'une reine et Ezio se sentait chanceux d'avoir pu passer tout ce temps à ses côtés. De tous les professeurs qu'il avait eu : Elena était la plus savante et elle lui avait appris bien des choses. Le gardien d’Elena s'appelait Rolando et c'était le plus vieil être humain qu'ait jamais vu Ezio, mais aussi, un homme important dans l'Ordre.
Tous les six se rendaient en cette chaude journée d'été vers l'une des cathédrales de Naples pour procéder à la cérémonie de rendormissement des trois gargouilles.
Ezio poussa un soupir et baissa les yeux. Elena à ses côtés gardait les siens braqués droit devant elle, un léger sourire serein aux lèvres.
« Parle. »
Ezio releva son regard clair sur la gargouille sans âge. Il hésita un moment avant de finalement se lancer avec appréhensions.
« Pourquoi le Vatican a t'il choisi de nous rendormir... N'y a t'il plus aucune chance ? Voilà plus de quatre interminables mois que nous travaillons à ce traité de paix, nous étions si proches du but ! Ne pourrions-nous pas essayer encore ? » « À quoi cela servirait-il ? » « Que voulez-vous dire ? Cette guerre n'a déjà que trop duré ! Nous avons été éveillés pour tenter d'arrêter ce massacre et nous avons échoué. Mais cela ne veut pas dire que la situation est sans espoir,... n'est-ce pas ? »
Elena observa Ezio de son regard étrange durant de longues secondes, sans dépeindre de son sourire vague.
« Je comprends vos raisonnements. Il fut un temps où j'étais comme vous, mon cher Ezio. Voir les êtres humains s'entredéchirer pour une parcelle de terre, de l'or, une femme, un dieu, provoquait en moi une grande révolte. Leurs vies me semblaient si éphémères, si fragiles... Mon cœur était lourd lorsque je devais me rendormir après l'échec d'une mission. » « N'est-ce plus le cas ? » « Non » répondit simplement Elena en élargissant son sourire. « Comment cela est-il possible ? » « Les années me l'ont appris. » « Je ne comprends pas. » « C'est bien normal. Mais un jour, cela viendra, je puis te l’assurer, jeune Ezio. »
Ce dernier fronça les sourcils, plein d'incompréhension, mais Elena éclata de son rire cristallin.
« Allons, mon ami, vous avez l'air désappointé. » « Je le suis » marmonna Ezio qui ne trouvait pas cela très drôle. « Comprenez-moi : durant mes périodes d'éveil, j'ai vu bien des guerres, bon nombre de vies humaines gâchées, fauchées trop tôt. J'ai vu les famines et les maladies, j'ai vu l'homme grandir de ses erreurs, pour les reproduire quelques décennies plus tard. L'être humain est encore jeune Ezio. Il apprend doucement, je peux le voir, mais il a encore bien des choses à comprendre... J'ai versé bien des larmes de frustration, j'ai versé ma sueur dans l'effort, j'ai même versé mon sang dans l'espoir d'un mieux. J'ai prié de toutes mes forces durant de longues, très longues années, aspirant à une paix qui ne venait jamais, à une trêve, à un espoir... Je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre pourquoi notre Seigneur, si bon, si clément, pouvait laisser ses enfants se quereller sans fin... Puis j'ai compris… » « Quoi ? Quoi donc, Elena ? » la pressa Ezio, pendu à ses lèvres. « J'ai compris ma vraie mission... Regarde-les, Ezio. La plupart d'entre eux ne vivront jamais plus de trois ou quatre décennies, et ce, pour les plus chanceux... Et durant ce laps de temps si terriblement court, ils doivent se marier, fonder une famille et subvenir aux besoins des leurs. Leur conception de la vie s'arrête là, rythmée par les saisons, le quotidien. Ils vivent pour survivre dans ce monde si rude. Dans ces conditions, comment veux-tu qu'ils puissent appréhender les concepts que nous avons mis tant d'années, de siècles même à apprendre ? Toutes ces choses que tu apprendras dans la longue existence qui t'attend. » « Mais alors... à quoi servons nous ? » « Nous sommes leur mémoire. Nous sommes là pour leur rappeler les erreurs commises par leurs ancêtres, pour les guider et leur montrer la voie. Nous sommes là pour défendre et prêcher les préceptes de notre Seigneur. Nous sommes là pour insuffler dans leurs esprits ce qu'ils n'ont pas le temps d'apprendre par eux-mêmes. » « Mais nous avons échoué ! Nous avons essayé de les aider à retrouver la paix et ils n'en n'ont pas voulu ! »
Elena sourit à nouveau et reporta son regard sur Ezio.
« Nous n'avons pas échoué, Ezio, car maintenant la graine est plantée et seul le temps et l'attention qu'on lui porte lui permettra de pousser. Nous ne pouvons pas les obliger à faire quoi que ce soit, mais nous pouvons les conseiller, leur montrer le chemin. C'est ce que nous avons fait durant ces derniers mois. Nous leur avons montré le chemin, libre à eux de l'emprunter lorsqu'ils le souhaitent... Désormais, le chemin est ouvert... »
Ezio détourna son regard, songeant aux paroles de son amie. Un silence de quelques instants s'installa jusqu'à ce qu’il reprenne la parole.
« J'espère juste que la graine que nous avons planté aura porté ses fruits lors de notre prochain réveille. »
Elena lui adressa un regard malicieux et haussa les sourcils.
« Nous verrons cela... »
Quelques instants plus tard, la calèche dans laquelle les deux gargouilles étaient installées s'était arrêtée sur le parvis de la cathédrale. Le coché descendit le premier et ouvrit la porte à Ezio qui tendit sa main à Elena pour qu'elle descende du véhicule. Devant eux, les trois Gardiens et Duardo faisaient de même. Une poignée de secondes plus tard, les trois calèches qui les avaient menées jusque là repartaient et les laissaient tous les six devant le grand monument. Ils se dirigèrent alors jusqu'à l'intérieur de l'édifice qui était calme et frais à cette heure de la journée. L'heure des adieux était venue.
Ezio salua longuement les deux gardiens de ses pairs, car il savait que plus jamais il ne les reverrait. Il salua ensuite Duardo, son frère, puis lui et son Gardien partirent vers le caveau qui lui servirait de sanctuaire pour les prochaines années à venir. Puis, la créature adolescente se tourna vers Elena qui l'observait de son regard bienveillant et brillant. Sans un mot, la gargouille souleva sa longue et belle robe de lin bleu et s'approcha d’Ezio. Elle posa sa main fraîche sur la joue de son cadet et déposa un doux baisé sur son front.
«[color=lightcoral] Adieu, mon ami, que Dieu vous garde. »
« Et qu’il veille sur votre âme de même. »
Ils se prirent les mains durant quelques secondes, puis se séparèrent. Quelques adieux plus tard, les deux gargouilles s'engageaient sur des chemins opposés, regagnant chacune leur propre caveau. Mais Ezio, qui ne cessait de jeter des regards en arrière, se retourna soudain et se mit à courir vers la vieille gargouille.
« Elena ! »
Il la rattrapa rapidement, essayant de ne pas glisser sur les larges dalles de pierre bleues que revêtaient le sol dans sa course.
« Qui y a t'il mon enfant ? » s'enquit l'aînée dans un froncement de sourcils alarmé. « Je n'ai jamais osé vous poser la question et maintenant je réalise que peut-être jamais plus je n'en aurai l'occasion. »
Elena perdit son air concerné pour le troquer contre un sourire presque enfantin.
« Je souhaitais savoir... Quel âge avez-vous ? ...Exactement. Est-ce vrai que vous fouliez déjà ce sol alors que la Bible elle-même n'avait pas encore été rédigée ? Est-ce vrai... que vous avez de vos yeux vu la vierge Marie ? Est-ce vrai que ses cheveux étaient d'or et que... »
« Ezio ! » l'appela Francesco de l'autre côté de la rangée de banc. « Que faites-vous, mon cher ? Ne me dîtes pas que vous ennuyez encore notre chère Elena avec vos questions ! » Cette dernière éclata de rire et celui-ci se répercuta sur les parois de pierre, résonant comme le chant d'une chute d'eau fraîche. Puis elle posa une main sous le menton d’Ezio et l'observa avec attendrissement. « Mon Ezio, vous êtes bien jeune et bien empressé... un jour, assurément, je vous dirai depuis combien de temps je hante cette terre. » « Mais quand ? » « De combien de temps disposez-vous ? » « L'éternité... Je suppose… » Elena rit encore puis se détourna pour reprendre son chemin. « Dans ce cas rien ne presse ! Nous avons tout le temps du monde ! » Ezio, un brin déçu, se détourna pour se diriger vers Francesco qui paraissait contrarié. « Et ils étaient d’ébène noir ! »
Ezio se retourna vers la voix d’Elena qui venait de lui parvenir une toute dernière fois. Mais l'église était déjà vide. Le jeune gargouille sourit faiblement, rêveur.

« Fuis… »
Les sourcils froncés par la curiosité, Ezio n’arrivait pourtant pas à faire fonctionner ses jambes et continuait de fixer son Gardien, étendu sur le sol et baignant dans son propre sang. Il voulait voir la vie quitter son corps, voir si quelque chose se passait. Jamais encore la gargouille n’avait eu à perdre un de ses Gardiens et la chose était trop intrigante pour qu’il se détourne simplement et prenne la fuite. Il savait son acte de voyeurisme pervers voire cruel, mais c’était plus fort que lui.
Est-ce que Dieu allait intervenir ? Est-ce qu’un ange allait apparaître dans un bruissement d’ailes et sauver son mentor et ami ? Est-ce que son regard allait simplement s’éteindre comme celui de tant d’humains aujourd’hui ? Les banshees devaient donner de la voix cette nuit, à n’en pas douter et la Grande Faucheuse ne plus savoir où donner de la tête…
Pas de Dieu, pas de main tendue pour venir en aide au Padre Luis Tuvacci. Juste le sang qui cessaient peu à peu d’alimenter ses organes, préférant se déverser sur le sol déjà souillé de la ville de Détroit. Ezio en était fort contrarié et ses mâchoires se crispèrent encore davantage sous l’émotion qui lui étreignait le cœur, alors que celui de son Gardien cessait finalement de battre. Lentement, il se laissa tomber à ses côtés, sa canne finement ciselée s’écrasant dans le sans de celui qui l’avait guidé ces derniers mois. Les paupières closes, la gargouille joignit ses mains, ses lèvres s’agitant doucement alors qu’il adressait l’âme de son bon ami à Dieu.
« Je sais ce que tu es » grogna le lycanthrope qui venait de déchiqueter la chair du prêtre italien sous ses yeux « Ton Dieu ne peut rien pour toi. …Ou devrais-je dire qu’il ne veut rien faire pour toi… » « Je sais qui tu es également, Piotr Adamovich. Je crois que tu as tué l’un de mes frères. » « Tu es bien renseigné, gargouille. Mais ça ne te sauvera pas » cracha l’énorme loup au regard fielleux de sa voix gutturale, léchant le liquide vermeille qui s’écoulait de sa lèvre fendue par le Padre Tuvacci avant sa mort. « La mort ne m’effraie pas, lycan. Elle est mon alliée et ma sœur et m’accompagne partout où mes pas me mènent. Pourquoi craindrais-je donc l’ombre de ma propre sœur ? » « Arrête donc de parler et vient te suicider » ricana la bête en écartant les bras, l’incitant à lancer les hostilités.
Le visage tout à fait impassible, son regard glacial braqué dans celui du loup garou, Ezio étendit son bras pour se saisir de sa canne dont il ne se séparait jamais. Il s’en servit pour se remettre debout, sous les éclats de rire gras et moqueur de la créature des ténèbres. Ezio ne s’en offusqua pas, bien au contraire. Il appréciait la bêtise dont la bête faisait preuve en le sous-estimant de cette façon. C’était à se demander comment cette monstruosité était parvenue à tuer Dialo et son Gardien à Prague… Sûrement avait-il usé de perfidie et n’avait-il pas combattu son frère gargouille à la loyal. Pouvait-on s’attendre à autre chose que de la tromperie de la part d’un loup de toute manière ? Ces animaux autrefois nobles et vénérés n’étaient plus que l’ombre famélique et désespérée d’eux-mêmes. A présent sur ses deux pieds, faisant face à la créature, Ezio braqua ses deux yeux d’un bleu froid et pénétrant.
« Tu ne m’aura pas avec cette vieille ruse, pauvre con ! Ton précieux frère s’est essayé à ses tours de passe-passe lui aussi et tu vois où ça l’a mené ? Jusqu’à son Créateur… Ca te dirait pas de les rejoindre sans faire de vague ? »
Pour seule réponse, Ezio saisit sa canne à deux mains et tira sur le manche pour en dégager la lame aiguisée de son épée. Un sourire amusé fendit alors les lèvres épaisses du lycanthrope qui, bouffi d’orgueil, n’avait espéré que ça. Poussant un rugissement terrifiant, la bête s’élança en amorçant sa transformation mais Ezio se tenait prêt et sa pique fendit l’air avec agilité, égratignant l’épaule musculeuse de Piotr qui se mit à fumer légèrement. La lame était bien entendue en argent. Furieux, le loup le fusilla de son regard jaunâtre avant de le charger une fois de plus, toutes griffes dehors. Le combat ne se prolongea pas très longtemps et pas une seule fois la gargouille ne fit appelle à ses capacités surnaturelles qui l’épuisaient la plupart du temps pour un résultat plus ou moins discutable.
L’épée d’Ezio fendit l’air une ultime fois, sectionnant la carotide du grand polonais qui se raidit subitement, son grognement mourant dans le fond de sa gorge fendue d’un sourire macabre. La gargouille ne lui adressa pas un coup d’œil et se contenta d’entendre son corps s’effondrer près de celui du Padre Tuvacci qu’il venait de venger. La satisfaction qu’il en tirait n’était pas aussi importante qu’il l’avait escompté et Ezio resta prostré un moment, indécis. A l’extérieur de la maisonnette dans laquelle il avait pénétré avec son Gardien pour éliminer quelques lycans, les combats faisaient rage. Il savait que son devoir était de rejoindre ses frères et sœurs gargouilles, de rejoindre leur cause pour faire front face à l’armée de Lucifer… Mais il n’en avait pas envie. Et pour la première fois de son existence, il était seul et le choix lui revenait. Son avenir venait d’être déposé entre ses mains et Ezio ne savait que trop bien ce qu’il voulait en faire. La gargouille voulait refermer ses mains sur ce son précieux qu’était le libre arbitre et fuir le plus loin possible pour qu’on ne puisse plus jamais el lui arracher.
Et c’est ce qu’il fit, renfonçant la lame maculée de sang poisseux dans sa canne, sans un regard pour les cinq cadavres qu’il abandonnait derrière lui et dont l’un étaient pourtant celui d’un ami, d’un guide. La chaine qui l’entravait venait d’être rompu et Ezio comptait bien profiter de sa liberté.
Aujourd’hui encore, il ne parvenait pas à regretter ce choix.


Derrière l'écran

Je m'appelle [Chachoune] et j'ai [23 balais]. J'ai connu le forum grâce [PRD, mais j’ai un DC] et je dois dire que je le trouve [toujours top, je ne suis pas maso, je ne m’inscris pas une seconde fois pour me faire du mal lol]. Ce qui m'a poussé à m'inscrire, c'est [un tout, vraiment] et il faudrait améliorer [j’ai déjà parlé de la police, mais finalement ça ne me dérange plus]. Je serai présent [5j/7] et j'ai pris [Jared Leto] comme avatar. Voilà, pour finir j'aimerais ajouter que [je vous aime un chtit peu déjà].


Si c'est un inventé →
Code:
[color=indianred]✖[/color] [b]JARED LETO[/b] est [size=10] Ezio[/size]


Dernière édition par Ezio le Mer 18 Juil - 15:12, édité 11 fois
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« Invité »




MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 0:01

T'es beau :02: J'aime son caractère aussi : 3
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On a probablement tort de penser qu'il peut y avoir une limite à l'horreur que peut éprouver l'esprit humain. Au contraire, il semble qu'à mesure que l'on s'enfonce plus profondément dans les ténèbres de l'épouvante, une espèce d'effet exponentiel entre en jeu.

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MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 9:20

Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio Ezio (c'est vrai qu'il fait bien la gargouille quand il grimpe en haut des bâtiments)

Blague à part, son caractère est excellent Laughing j'ai hâte de voir ce que tu vas concocter avec lui ! Ca va ramener un peu d'agitation au camp St Clair, un énergumène pareil, c'est chouette :3
Tu connais la maison, bon courage pour la suite de ta fiche, tout ça tout ça !

∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞

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MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 9:20

OMFG
Jared Leto + Ezio (ikhjedvcjknd freacking good prénom) + gargouille = :bed: :bave: :bave:
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« Invité »




MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 11:35

Yeah merci à tous ! J'vous aime d'amourrh

J'espère que la suite de la fiche vous plaira, je me suis un peu enflammée...J'ai presque 4 pages word pour un seul des flachback que je voulais insérer What a Face Je vais m'amuser pour coder tout ça tien !
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« Invité »




MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 13:06

Jared Leto o/ J'aime ce mec, je ne peux qu'être obnubilé par ton choix d'avatar, laissant toutes autres fioritures passer au second plan (Une chouette histoire ? Un personnage original, who cares ?)

Rebienvenu o/
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« Invité »




MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 15:14

T'as bien raison, y a que le physique qui compte ! Ceux qui disent le contraire sont de fieffés menteurs ! :sheep:

Et sinon je crois que j'ai fini ma fiche. J'ai tout donné dans le premier RP du coup j'avais quasi plus de mojo pour la suite. J'espère que ça passe quand même. Et pas taper pour les fautes svp *meep*

PS : et bonne chance à l'admin qui lira mon gros pâté infâme lol
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MessageSujet: Re: Ezio - "I'm frozen to the bones, I am"   Mer 18 Juil - 15:38

Tu craches dans le café, tu dénigres les lycanthropes et ton urine menace d'envahir le lac St Clair, mais je me vois dans l'obligation de te valider. C'est bien parce que ta fiche est agréable à lire et parce que tu es plutôt une bombe seksuelle mignon.
Tu connais les habitudes de la maison, enjoy et fais nous rêver avec ta super gargouille !


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Bienvenue sur TOD !
« Si vous parlez à dieu, vous êtes croyant. S’il vous répond c’est que vous êtes schyzo. »


Te voilà maintenant validé ! Tu vas pouvoir faire deux ou trois trucs afin de pouvoir jouer dans les meilleures conditions, en voici donc la liste :

► Prends connaissance de l'intrigue en cours : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
► Fais toi des amis : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
► Demande un logement [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
► Demande une assignation pour un boulot dans ton camp : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
► Si tu le peux et si tu le veux, fais remonter la pub sur Bazzart : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
► Et surtout n'oublie pas de venir délirer avec nous sur la ChatBox ! ♥

∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ ∞

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